Catégorie : Nouvelles AAAO

  • Conseil d’administration 2026-2027

    Conseil d’administration 2026-2027

    De gauche à droite : Ghislain Larocque (président), Yseult Ferron (administratrice), Mélanie Gratton-Gingras (secrétaire), Valérie Myriam Manseau (vice-présidente), Anthony Cordeiro (trésorier), Marc La Ferrière  (administrateur) et René Leduc (administrateur).

    Voici la composition du conseil d’administration de l’AAAO :

    • Ghislain Larocque (président)
    • Valérie Myriam Manseau (vice-présidente)
    • Mélanie Gratton-Gingras (secrétaire)
    • Anthony Cordeiro (trésorier)
    • Yseult Ferron (administratrice)
    • Marc La Ferrière  (administrateur)
    • René Leduc (administrateur)
  • Journées d’écriture de l’AAAO 2026

    Journées d’écriture de l’AAAO 2026

    L’AAAO organise des journées d’écriture destinées aux membres et non membres. Le but est d’échanger et d’apprendre différentes facettes de la création littéraire dans une atmosphère détendue et conviviale.  

    Les événements ont lieu à la Maison Scott-Fairview (100, rue Gamelin, Gatineau, Qc) ou au local de l’AAAO (195, boulevard Saint-Joseph, Gatineau, Qc). L’entrée est gratuite, mais des donations sont encouragées sur place. 

    Voici les date à venir : 

    • Local de l’AAAO
      • 15 mars 2026 : Un lancement en ligne une nouvelle tendance
      • 5 avril 2026 : nous faisons relâche Joyeuses Pâques 
    • Maison Scott-Fairview
      • 19 avril 2026 : Échange sur vos écrits (pratique)
      • 3 mai 2026 : Comment écrire un essai
      • 17 Mai 2026 : Écrire un slamer pour le plaisir (pratique)
      • 7 Juin 2026 : L’importance du refrain en chanson
      • 21 Juin 2026 : Repas partage – Le livre que je te conseille de lire cet été 

    Veuillez prendre note que tout changement sera annoncé sur la page Facebook et Instagram de l’Association des auteurs et auteures de l’Outaouais ainsi que par courriel aux habitués.

  • Café-rencontres de l’AAAO 2026

    Café-rencontres de l’AAAO 2026

    Les café-rencontres ont lieu chaque deuxième dimanche du mois. Pour toute question ou tout commentaires, n’hésitez pas à contacter Serge Cham à l’adresse suivante : fideliteasoi@hotmail.com.

    Dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes (8 mars) nous organisons l’événement « 8 Femmes, 8 Slams, 8 mars ».

    Huit voix puissantes et inspirantes de la région se relaieront pour offrir deux représentations gratuites à Gatineau :

    • 14 h : Café-rencontre de l’AAAO – Bibliothèque de la Maison du Citoyen (25, rue Laurier, 2e étage).
    • 19 h : Espace Dep Sylvestre (230, rue Montcalm). La performance sera suivie d’un micro-ouvert (inscriptions sur place).
  • Salon du livre de l’Outaouais 2026

    Salon du livre de l’Outaouais 2026

    Du jeudi 19 février 2026 au dimanche 22 février 2026

  • À la rencontre de l’auteur

    À la rencontre de l’auteur

    Certaines auteurs et certaines auteures de l’Association des auteurs et auteures de l’Outaouais font une apparition dans la mini-série À la rencontre de l’auteur.e.

  • Journée nationale des peuples autochtones

    Journée nationale des peuples autochtones

    L’AAAO aimerait souhaiter bonne journée nationale des Premières Nations !

    Nous reconnaissons et célébrons l’histoire, le patrimoine, la résilience et la diversité des Premières Nations, des Inuit et des Métis de partout au pays. Certains de nos membres ont voulu nous partager des textes en lien direct ou indirect avec la journée.

    MOI, RIVIÈRE PAR JANINE CARON

    Kitchissipi,

    je suis!

    J’éblouis, je ravis.

    Je lave sans entrave, sans ambage.

    Je purifie sans bruit.

    Je mets mes êtres vivants à l’abri.

    Parcours au long cours…

    où mes rives respirent,

    les athlètes transpirent et

    des cœurs chavirent.

    Moi, rivière agile

    Je coule tranquille,

     milles après  milles  

    depuis des lunes, 

    au fil des ans,

    au fil de l’eau.

    Moi, rivière de joie,

    On vogue sur moi,

    narquois.

    On suit ma voie,

    on suit sa voie.

    En rabaskaw

    ou en canot d’écorce,

    on connecte avec le cosmos.

    Ça nous renforce!

    Moi rivière, je donne

    Je n’appartiens à personne.

    Mon son résonne à l’infini.

    Je ne prends parti.

    Pourquoi? Pour qui?

    Je fais partie de la Terre Mère.

    Comme vous, j’grandis,

    j’m’épanouis.

    J’vibre aux sons d’la vie!

    Moi rivière, j’partage,

    j’rends hommage.

    J’suis à votre image.

    J’suis pas là pour vous,

    J’fais partie de vous,

    d’la famille terrienne.

    Mes eaux sont grégoriennes et

    victoriennes!

     

    Les mots en algonquin à insérer /intégrer /scander:

    Mâmâ  mâmawi  inini  nibî  nigî  mîgwech  kizagin

    (Mère, ensemble, homme, eau, guéri, merci, je t’aime)

    Extrait de la pièce de théâtre LE HUITIÈME FEU de Dominik McNicoll

    Luciole : C’est la valise que Nanabush avait avec lui. Elle
    contenait de la lumière. Il paraîtrait qu’aucun humain ne l’ait encore trouvée.
    Certains ont été proches de le faire mais sans jamais réussir ! On la cherche
    encore cette lumière, ce 8e feu.

    Pluie d’étoiles : Oui, cette lumière dont on parle, c’était
    la quête de Nanabush. Il a traversé des villages entiers à éduquer les gens
    afin de leur aider à calmer leurs angoisses. Sa grand-mère Nokomis, ma bonne
    amie qui est devenue Lune, a veillé sur lui pendant tout son pèlerinage.

    Deuxième passage: tiré de Le Huitième feu (deuxième pièce de
    théâtre)

    Luciole : Mes ancêtres l’ont rencontré ce Nanabush. Il est
    parti, il y a très longtemps répandre son savoir auprès des peuples. Mes
    ancêtres lucioles, lui ont éclairé le chemin.

    Libellule : Ainsi que les miens car Pluies d’étoiles n’y
    était pas encore.

    Pluie d’étoiles : Je n’y étais pas au début de son aventure
    mais, éventuellement, je suis montée dans les cieux pour aider à mon amie
    Nokomis ,la lune, sa grand-mère. Je lui ai aidé à éclairer non seulement ce
    jeune qu’on nommait Grand Esprit mais tous ceux qu’il rencontrait sur son
    passage

    Nouvelle tirée du recueil de nouvelles intitulé UNE VOIX POUR TOUS ET CHACUN par Anna Rose

    – Maman, savais-tu que depuis un certain temps, partout où je vais, je suis suivi par un bel oiseau rouge ? Le plus souvent, il se perche à la cime d’un arbre avant de me saluer en redressant la huppe. Tient donc ! Et que te raconte-t-il mon garçon ? Jacob me regarda d’un air étonné.  –Mais comment as-tu fait pour deviner, il s’est déjà confié à toi aussi ? Je lui souris tendrement avant de m’agenouiller à ses côtés pour lui raconter. Tu sais mon chéri, la pomme ne tombe jamais très loin de l’arbre.  –Mais qu’est-ce que ça veut dire ? –Et bien que puisque tu es mon fils, tu as hérité de certains de mes attributs. Tu vois, moi et toi, on se ressemble sur plusieurs points. C’est souvent ce qui arrive lorsqu’on est très proche de quelqu’un qu’on aime et qu’on passe beaucoup de son temps avec celui-ci. En bon élève, Jacob resta muet en attendant que j’éclaircisse davantage le sujet. J’en profitai pour cajoler ses épais cheveux blonds avant de poursuivre.

    – Comme moi, tu es un être très sensible qui perçoit les choses un peu différemment des autres. C’est une très belle qualité que peu de gens possèdent de nos jours. Si tu apprends à cultiver cette vertu, elle sera la clé qui te permettra d’ouvrir le grand coffre aux trésors de la vie. 

    Sur ces mots, je vis briller les yeux de mon fils tel deux diamants luisant au soleil. De plus en plus intrigué, il vint s’asseoir sur mes genoux avant de passer son bras tout autour de mon cou pour m’embrasser tendrement sur la joue.  –Mais il est où et comment vais-je faire pour trouver ce trésor ? 

    – Avant de partir à sa recherche, tu devras t’assurer de toujours respecter la règle suivante.  –Dis-moi, laquelle maman, laquelle, s’il te plaît ! Je te promets que je le ferai ! – D’accord, dorénavant, il te faudra toujours te fier à ton instinct. Peu importe les circonstances et ce que les autres pourront penser de ta vision ou de ta compréhension des choses, tu devras rester fidèle à la petite voix qui se cache tout au fond de toi.  –Une voix ? Une ombre s’était glissée sur le visage de mon petit ange désormais l’air inquiet. –Mais comment se fait-il que je ne l’ait encore jamais entendu ? –Rassure-toi Jacob puisque contrairement aux autres, celle-ci ne s’entend qu’avec le cœur. Elle te confiera le moindre de ses secrets sous la forme d’une impulsion. Ce sera un peu comme une volonté intérieure qui te guidera et te poussera à agir comme tu le dois tout au long de ton existence. C’est ce don qui te permettra le plus souvent de pressentir les choses.

    – Au fait, à propos de cet oiseau qui te suit, pourquoi crois-tu qu’il t’accompagne ? Jacob me répondit sans hésiter avec toute la conviction du monde.  –Et bien, c’est parce qu’il veille sur moi maman. C’est l’impression qu’il me donne lorsqu’il vole ou qu’il chante à mes côtés.  –Tu vois mon garçon, c’est exactement ça l’instinct. Personne ne te l’a dit, ni même cet oiseau, mais tu l’as su en te fiant à un sentiment profond, difficilement explicable. Tu sais, ce joli Cardinal qui te protège et bien, il fait aussi partie de ma vie. J’ai remarqué sa présence tout juste après le décès de ton grand-père.

    À la fois ému et émerveillé, Jacob versa quelques larmes en silence sans doute en même temps qu’il se remémorait les plus beaux souvenirs qu’ils avaient gardés de celui-ci.

    – Bientôt, avec un peu de pratique, tu prendras conscience que tous les éléments de la nature ont aussi le pouvoir de te guider et de se révéler à toi. Non seulement les oiseaux, mais aussi les animaux, les insectes, le vent, les arbres, les feuilles, les fleurs et tout ce qu’il te sera possible de trouver sur cette planète.

    Laisse-moi te donner quelques exemples. Sache que depuis que je suis toute petite, j’accorde une grande importance au ciel tout autant qu’au soleil. À force d’expériences positives, j’ai développé la conviction profonde que cette étoile était capable de me dynamiser par sa couleur, sa lumière et sa chaleur. Elle est pour moi une source inestimable d’énergie qui me régénère continuellement lorsque je m’y expose. Ses puissants rayons parviennent à me réconforter, et même à soulager mes vieux os lorsque j’en ai besoin. Je pourrais donc affirmer avec certitude que le soleil a toujours été un précieux allié voire un ami pour moi.

    Tu sais Jacob, comme tout le monde, il m’arrive parfois de me sentir seule ou bien d’être triste. Dans ces moments difficiles, je m’efforce de tourner mon regard vers le ciel pour m’éloigner de ce qui me chagrine à l’intérieur. Ainsi, si je pose mes yeux sur un ciel bleu, je retrouve presque instantanément ma bonne humeur. Ça a un peu le même effet que lorsqu’on contemple une jolie fleur et qu’on en hume son doux parfum.

    Tu comprends, il faut être attentif à tout et garder l’esprit ouvert. Apprends à te nourrir et à apprécier les belles choses qui t’entourent. Ne crains pas la noirceur de la nuit puisque quoi qu’il puisse arriver, le jour finira toujours par se lever. Profite de son silence pour lui confier tes vœux les plus chers avant qu’elle ne te les accorde en décrochant pour toi les plus brillantes de ses étoiles. Une fois que tu les auras vu filer, elles rempliront tes rêves de promesses et d’espoir.

    En tout temps, observe ce qui t’entoure et profite de la générosité de la mère terre. Si tu croises un papillon sur ton chemin, sache en apprécier ses gracieux battements d’ailes qui viennent ajouter de la couleur à ta vie. Rappelle-toi qu’il fut un temps où il était une chenille et que comme celle-ci, nous avons tous le pouvoir de nous transformer.  Vois comme la vie est à la fois belle et fragile. C’est sans doute l’enseignement qu’ils ont voulu nous donner. 

    La prochaine fois que tu t’assoiras sous un arbre, prend le temps de le remercier pour l’ombre que t’offre son beau feuillage. Regarde de quel côté sont tournées ses feuilles, elles te renseigneront peut-être sur le temps qu’il fera demain. Prends note de la luminosité et du moment où les criquets se mettront à chanter la prochaine fois que tu te baladeras dans un pré. Tu réaliseras que ça a presque toujours lieu lorsque l’été tire à sa fin.

    Tu sais, je n’ai rien inventé de tout ce que je viens de te raconter. Depuis toujours, les tribus amérindiennes considèrent que le moindre recoin de cette terre est sacré. Que chaque chose ; cailloux, coquillage animal, du plus petit au plus grand, ont tous la même valeur.

    Ils ont toujours su que nous faisions tous partis de la terre tout autant qu’elle faisait partie de nous et que toutes les choses étaient interalliées entre elles.

    Malheureusement, aujourd’hui, les mœurs et valeurs des hommes ont beaucoup changé. Plusieurs se croient plus civilisés et instruits qu’autrefois et pourtant, ils ne savent plus parler aux arbres, aux plantes, au peuple ailé, aux quadrupèdes, aux êtres rampants, aux mammifères ni aux poissons. 

    Pour toutes ces raisons mon fils, je t’invite à t’émerveiller pour ce qui a le plus de valeur à mes yeux. N’oublie jamais de tendre l’oreille au vent lorsque tu courras dans les champs de blé. Qui sait ce qu’il pourrait te dire ? 

    Tous rassemblés, ces petits bonheurs agrémenteront ta vie.

    Si tu restes le gardien fidèle de la clé de ce trésor, tu te souviendras toujours que l’essentiel peut se définir à l’éclat d’une luciole dans la nuit, au souffle d’un bison en hiver ou à l’ombre qui court dans l’herbe pour se perdre au coucher du soleil.

    PEUPLES OUBLIÉS par René Leduc

    Tout ce déluge de larmes déversées

    Sont des paroles qu’on a oubliées 

    Et qui s’échouent sur des lacs tourmentés

    Toutes les promesses qu’on remet à demain

    Sont des feuilles tombées d’arbres nains

    Et font dentelle au creux de nos mains

    Toutes les rides sur ces visages incrustées

    Sont des sourires vivants de paternité

    Qui sont voués à perdre leur identité

    L’animal sauvage qu’on a pris au piège

    Servira de refuge et de privilège

    Pour ceux qui craignent l’état de siège

    Il y a ces peuples oubliés sur des listes

    Qui vivent dans nos pensées et ressurgissent

    Souvenirs de printemps comme fleur de lys

    Toutes ces nations qui tombent dans l’oubli

    Dans des pays et des territoires assujettis

    Sont victimes de l’ignorance et du mépris

    À nous de perpétuer cette relation

    D’encourager cette souveraine révolution

    Trop souvent étouffée par la répression

    Comme les pierres qui dorment au fond de l’eau

    Que l’on cueille pour en faire cadeau

    Après les avoir colorées avec nos pinceaux

    Ils renaîtront de leurs cendres tour à tour

    Comme des chemins qui se croisent à un carrefour

    Et seront de nouveau à l’ordre du jour

    Gens de peuple non soumis

    Regardez-vous aujourd’hui

    Vous ne serez plus jamais seuls et incompris.

    Peuples oubliés

    POÈME SANS TITRE par José Claer

    À ma mue en musique et en mystique : Maya Cousineau Mollen, poétesse Innu et déesse des chats de l’éclipse noire

    Quand le silence est une gifle qui gicle trop. On en perd son latin/son latinos/ses 101e façons de dire et vivre « la neige » en Innu-aimun/sa démangeaison de brûlots/son cri de Cries/sa ceinture fléchée pas le droit de tourner à gauche/pas le droit d’entrer ici sans rouge-à-lèvre. La vie attend sa relève. Que tu te relèves et qu’on te relaie.

    Une histoire sans majuscule et pourtant vécue par des gens de faim sans fin. Faim de reconnaissance au Mercure, comme du poison dans la langue parlée avec des chocs électriques pour bien faire comprendre le « frame » et le « fame » face à des famines de forêts guillotinées. Ils veillent dans chacun de tes mots à voile et à vapeur, Maya Cousineau Mollen, tu te lèves et dit « présente », présence de la mère bénie avec le souffle et non la sulfure, bénie sans aube d’épines qui lui servirait de robe à cercueil, mais 1000 baisers de politiciens qui laissent des échardes dans le « core » de la langue originelle et qui pousse à nouveau, au travers de la magie des champignons, des ruches qui font l’arbre gynécologique de ta Nation, un totem enceinte. Un totem c’est toujours un 2 Spirits, non ? Nom et pronom et archivage des esclaves qui signent d’un signe X à l’âge du père Louis XIV, et aujourd’hui, sur la Ste-Cath, ses filles qui signent dans des vidéos XXX. Je m’accroche la pensée à des : « legs », « bénéficié » et « préservation ». Je lis au passage, ce qui n’est pas encore du passé, tu as bénéficié en guise de legs des préservatifs faits à partir de parchemins trop blancs. Coudonc, les condoms sur la bouche et sur les générations du compte-goutte. Castrés vos totems comme vos sexes. Il y encore le respect du cadastre et du cadenas sur ton territoire de fête. Ta musique achève même les chevaux vapeurs. Je suis d’une race de robes (la prêtrise et la justice). Je suis un transfuge de genre. Et on arrive, toi-Maya et moi-iel, à du face-à-face de beauté spontanée. Et tout part de là, de la Tortue qui est au début et à la fin du monde. Et « monde », ce n’est pas vraiment le mot, c’est un mot trop sourd et trop blanc.

    LES ESPRITS ÉGARÉS par Rémy Beaulieu

     »Je sortis des édifices à bureau et pris l’autobus qui me mènerait de la Promenade du

    Portage vers le quartier des Seigneuries dans la partie ouest de la ville.

    Mon regard fut attiré par un monsieur assis tout près qui avait l’air bien affairé. L’homme tenait un crayon à la main et semblait inscrire des mots sur une feuille. Il regardait une page puis transcrivait sur une autre ce qui semblait être un décodage ou une traduction. « Bizarre! » pensai-je. Les mots que je percevais du coin de l’œil semblaient n’avoir aucun sens. Cela m’amena à me demander qui pouvait bien être cet étrange personnage. (…) »

    Téléchargez l’intégral du texte Les esprits égarés en cliquant sur ce lien :

    Les-esprits-egares-par-Remy-Beaulieu

    EUZÔTES ET NOUZÔTES par Jeanne Devence-Riviriego tiré du livre Première année au Québec par 4 saisons

    La radio déversait ses tentatives d’informations.

    Un mot me « titillait » dans la « boite à penser », comme le disait mon voisin.

    C’était le mot   « indien »  ….

    On y racontait des histoires de pêche, de rivière à saumons, de quota, de droits

    Ancestraux avant ceux des « étrangers » qui viennent pratiquer la pêche sportive…

    Bref, la chicane des chicanes passées, présentes et à venir, se pratiquait sur tous les modes.

    Alors, je réalisai que dans ce pays de Québécois francophones et Anglophones, il y avait une troisième réalité à découvrir…au présent.

    Je me mis à discuter avec ma copine Louise qui avait visité l’Amérique latine et bu du café avec une famille indienne de la lointaine Cordillère …

    Sa réaction me laissa pantoise, car je voulais aller à la rencontre des indiens…d’ICI

    Les…Autochtones dit-on…

    Ben voyons don’…qu’est-ce qui peut ben t’attirer «chez euzôtes ! »…Y ‘a rien l« a…Y sont dans leur «réserve…y’a vraiment rien à voir…s’exclame-t-elle  en se tapant sur le crâne comme si j’avais pondu la plus grosse ânerie du siècle.

    « C’est pas le RIEN ni le VOIR qui m’interesse…

    C’est le CONNAITRE. D‘ENTENDRE…

    Vous pourriez commencer à vous découvrir…vous comprendre…non ?! »

    -« Attends, commence pas à monter sur tes ergots. Les échanges ils existent…mais l’Affaire est ben compliquée…

    Tout le monde veut racommoder tout le monde pis ça finit par faire un maudit «raboudinage…Faut le temps faut le temps…

                                              EUZÔTES c’est…EUZOTES

                                              NOUZÔTES… C’EST NOUZÔTES……OK…là !

    Et la visite se poursuivit …sans oublier de visiter l’Église et sa Sainte indienne «Katéri». C’était un village ordinaire..

    « Alors Louise, comment les trouves-tu « ces Sauvages »…?

    «C’est ce que je disais…« y’a rien là » ! …

    Cou-don, j’va te parler comme faut dans la face…tant que je ne prendrai

    Pas de flèche dans la guerloute – le derrière si tu veux- …j’ai rien contre…

    Chacun son boute à ne pas dépasser, c’est tout’e  »..

    Bon, on se déménage-tu les bottines ?  j’ai encore à faire,

    On va pas rester ici à pelleter de la boucane !….»

  • Bénévolat

    L’AAAO est toujours à la recherche de personnes qui souhaitent donner un coup de main.

    Nous sommes une association à but non lucratif et nous pouvons accomplir bien plus si toute la communauté participe.

    Votre participation pourrait se traduire de diverses façons dans le cadre de l’une des activités que nous organisons durant l’année.

    Voici quelques exemples :

    • Tenir le kiosque de l’AAAO dans le cadre de foires littéraires, comme le Festival du livre des indépendant.e.s (FLI), le Salon du livre de l’Outaouais (SLO), etc.
    • Animer une séance d’écriture de groupe
    • Suggérer des idées d’activités et aider à leur réalisation
    • Corriger des textes
    • Faire du graphisme
    • Nous communiquer les événements littéraires qui pourraient intéresser nos membres

    Vous avez d’autres talents qui pourraient être mis à profit, mais ils ne figurent pas dans cette liste? Pas de problème! À l’AAAO, nous misons sur la diversité de nos membres.

    Contactez-nous à communications@aaao.ca pour offrir votre aide ou vos suggestions!

  • Conseil d’administration 2023-2024

    Conseil d’administration 2023-2024

    De gauche à droite : Guy Bélizaire, Valérie-Myriam Manseau, Annie St-Jean, Ghislain Larocque, Gilles Pohu, Thérèse Béland et Louis Noreau

    Marie-Thérèse Béland Présidente

    Originaire de la Mauricie, Marie-Thérèse BÉLAND a aussi vécuen Abitibi avant de s’installer dans l’Outaouais. Des études en littératureont précédé une carrière dans l’enseignement du français et elle s’estensuite orientée vers les ressources humaines. Elle est membre depuis 2012 et elle a publié deux romans. 

    Guy Bélizaire – Vice-président

    Originaire d’Haïti, Guy Bélizaire réside dans la région de l’Outaouais. Il est détenteur d’une maîtrise en administration publique (ÉNAP), d’un baccalauréat en relations industrielles et d’un baccalauréat en sciences économiques (université de Montréal). Après une carrière à la fonction publique fédérale, il se consacre à la littérature, sa passion de toujours. En 2018, il a publié aux éditions L’Interligne un recueil de nouvelles, À l’ombre des érables et des palmiers qui fut finaliste au prix littéraire des enseignant.e.s de français. En 2019, toujours aux éditions L’Interligne, il a publié un roman, Rue rêves brisés, finaliste au prix littéraire Émergence de l’Association des auteures et auteurs de l’Ontario français. 

    Louis Noreau – Trésorier

    Louis Noreau se plaît à dire qu’il louvoie entre les arts et les sciences. Après avoir décroché un doctorat en astrophysique, Louis Noreau a travaillé pendant environ dix ans dans le milieu scientifique avant de réorienter sa carrière vers la traduction qu’il a pratiquée pendant plus de vingt ans au sein du gouvernement fédéral. En plus de ses diplômes ès sciences, il détient aussi une maîtrise en gestion de projets. Pendant plus de dix ans, Louis Noreau a coanimé avec Lise Careau les Lundis de la poésie et, pendant trois autres années, a été arbitre pour Slam Outaouais. Dans les années 2000 et 2010, il a effectué deux mandats comme membre du Conseil d’administration de l’AAAO. Il a publié des nouvelles et des poèmes dans des recueils, il a donné de nombreuses lectures publiques de ses poèmes et il a dirigé un recueil de textes dans un numéro spécial des Mots Passants à l’occasion du 25e anniversaire de l’Association. Il a aussi participé à de nombreux groupes et ateliers d’écriture. Finalement à la retraite, il s’est remis à l’écriture d’un roman biographique sur un peintre gaspésien. Il prépare aussi un recueil de poèmes et un autre de nouvelles. 

    Valérie Myriam Manseau – Secrétaire

    Valérie Myriam Manseau est une réviseure agréée, une auteure autoéditée et une Gatinoise assumée. Détentrice d’un baccalauréat en traduction et en rédaction de l’Université du Québec en Outaouais, elle cumule plus de 17 ans d’expérience en révision linguistique. Elle écrit depuis presque aussi longtemps, même si elle n’a publié son premier roman qu’en 2023. Ambitieuse, elle canalise son énergie débordante dans un millier de défis plus stimulants les uns que les autres, à commencer par l’autoédition et le travail autonome.

    La lecture et l’écriture prennent une place importante dans sa vie, et elle aspire à transmettre ses nombreuses passions au plus de personnes possible. Comme elle ne sait pas tenir en place, elle a levé la main durant une assemblée, et on lui a annoncé qu’elle venait de devenir administratrice pour le conseil d’administration de l’AAAO… quelle drôle de coïncidence, quand même, elle se cherchait justement un nouveau défi !

    Gilles Pohu- Administrateur

    Gilles Pohu possède une formation de base en sciences, en psychologie et en communication.

    Depuis une vingtaine d’années, travailleur autonome, il offre ses services en formation et en production de documents.

    Afin de donner suite à la demande d’un de ses clients pour préparer et offrir un atelier sur : « L’art de donner de la rétroaction », il a développé « Feedback », un modèle de rétroaction qui se veut une synthèse de son expérience et de ses connaissances dans le domaine des relations humaines et de la gestion. Après ce premier livre, il a publié : « Les 16 Aspects de Jacques Desgagnés », « Jean de Boule, Jean de Meule et Jean de Merisier » et, plus récemment, un roman intitulé « Le village des Mages ».

    Ghislain Larocque – Administrateur

    Ghislain Larocque est avant tout un père de famille ayant vécu de l’intimidation, et est aussi témoin de voir ses enfants souffrir dans cette atmosphère. Conférencier, comédien et auteur depuis 2013 sur l’acceptation de soi, sur l’intimidation et comment vaincre ses peurs; il nous parle avec passion et humour de sa vie, ses émotions, ses peurs et surtout de la réalité de la vie.

    Maintenant 8 livres publiés.

    Annie Saint-Jean – Administratrice

    Slammestre officielle de SlamOutaouais à la Ligue québécoise de slam, coordonnatrice du Grand slam du secondaire et slameuse, Annie St-Jean se passionne pour le slam. Elle a participé à de nombreux Grand slam national, dont celui qui a médaillé d’or son équipe. Elle est également une des six slameurs mis en vedette dans le documentaire « Je slame, tu slames », diffusé au printemps 2021 et encore disponible en ligne. Diplômée en didactique et en rédaction professionnelle, elle est enseignante de français au secondaire au quotidien et poète dans l’âme en tout temps. Publiée dans cinq collectifs de slams québécois, elle fait partie de la première anthologie de slam québécois et de la première anthologie de slam féminin québécois. Elle a dirigé le dernier collectif, recueil soulignant le 10e anniversaire de son équipe: « SlamOutaouais, 10 ans de parole ». Poète, mais aussi écrivaine, elle a publié chez Vents d’Ouest « Le rêve de Sadako », son premier roman jeunesse.